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Saint-Romuald : un peu d’histoire...

Sur les rives du grand fleuve...

Il y a 8000 ans, des nomades parcouraient déjà la région de Québec. Et c’est sur ce territoire qui allait devenir beaucoup plus tard Saint-Romuald, que l’on a découvert les vestiges les plus anciens identifiés jusqu'à ce jour qui témoignent de ces passages. Quelques milliers d’années plus tard, en 1651, un dénommé Eustache Lambert vient s’installer sur les rives du grand fleuve Saint-Laurent. Beaucoup d’autres colons viendront s’y établir pour y développer une industrie de la pêche. À cette époque, cette région porte le nom d’ « Etchemin » et fait partie de la seigneurie de Lauzon. L’industrie du bois y connaîtra également un important développement, particulièrement à compter du milieu du 18ième siècle. Les plages accueillent alors des milliers de pièces de bois qui, après transformation, sont expédiées vers l’Angleterre.

Développement et particularité mènent à une nouvelle paroisse...

Avant 1679 les habitants d’Etchemin relèvent de la paroisse Notre-Dame de Québec. Mais à partir de cette date, la paroisse de Saint-Joseph de Lauzon est créée. Etchemin y est rattachée. Cependant, dès 1795, ses habitants font la demande de l’érection d’une nouvelle paroisse, considérant l’accroissement de la population et la grande distance qui les sépare de Saint-Joseph de Lauzon. Le 28 novembre 1828, leur demande est enfin exaucée. Monseigneur Bernard-Claude Panet procède à l’érection canonique de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome. Nommée ainsi en l’honneur de Sir John Caldwell, Seigneur de la Seigneurie de Lauzon, Saint-Jean-Chrysostome devient la quatrième paroisse de cette seigneurie.

Tandis que la nouvelle paroisse se développait autour de l’agriculture, le premier rang, ou rang du bord de l’eau, progressait grâce à l’industrie du bois. Une population cosmopolite composée de Canadiens français, d’Irlandais, d’Anglais et d’Écossais s’installe près des anses à bois et des moulins, qui compte parmi les plus importants du pays. Pour les mêmes raisons qui ont mené à l’érection de Saint-Jean-Chrysostome, la population catholique du bord de l’eau présente à l’évêché, dès 1846, une requête pour l’érection d’une nouvelle paroisse. On argumente aussi à ce sujet que la communauté protestante de l’époque jouit d’une église anglicane située près de New Liverpool depuis 1841.

C’est ainsi que, le 18 novembre 1853, soit vingt-cinq ans après l’érection de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome, l’une des portions les plus prospères de son territoire se détache. Monseigneur Pierre-Flavien Turgeon érige en paroisse, sous le vocable de Saint-Romuald d’Etchemin, l’ensemble du premier rang.

Un village, un curé, et une église inestimable...

Le 24 mars 1854, Lord Walker Head décrète la reconnaissance civile de Saint-Romuald. En octobre de la même année, Pierre Télesphore Sax est le premier curé-résident à venir s’installer dans la nouvelle paroisse. Achevée et bénie en 1855, l’église renferme des trésors artistiques inestimables. De magnifiques tableaux religieux, la table de communion, la chaire, les autels, ont été sculptés par des artistes de St-Romuald même. Les Lauréat Vallières, les Villeneuve, les Trudelle, les St-Hilaire contribuèrent par leur immense talent à garnir ce magnifique temple. Le peintre allemand Lampreckt ainsi que Lang éxécutèrent des tableaux tout à fait remarquables.

À ce sujet, une légende voudrait qu’à cause d’une chicane avec le curé du temps, le peintre Lampreckt ait senti le besoin de se venger, et au pauvre St-Joseph qui se préparait pour la fuite en Égypte, il ajouta un chapeau melon. Ce couvre-chef un peu incongru et anachronique a d’ailleurs toujours été un sujet d’attraction pour les visiteurs.

Depuis février 2004, l’église de Saint-Romuald est classée bien culturel du patrimoine religieux du Québec.

 

Aujourd’hui...

Aujourd’hui, Saint-Romuald est un autre important arrondissement de la grande ville de Lévis. Centre névralgique de la nouvelle ville, on y retrouve, entre autres, la mairie. Avec ses quelques 11000 habitants, son territoire s’étend, d’ouest en est, entre les rivières Etchemin et Chaudière. Elle est délimitée au nord par le fleuve Saint-Laurent et au sud par l’autoroute 20. Saint-Romuald se démarque par ses nombreux commerces et nombreuses industries, dont la raffinerie Ultramar qui est la seule raffinerie québécoise hors de l’agglomération de Montréal.
 

Romuald de Ravenne...

Romuald de Ravenne dit saint-Romuald vécut de 951 à 1027. Il est un moine-ermite, fondateur de l'ordre des Camaldules. Romuald naquit en 951 dans la famille des Honesti, ducs de Ravenne et grandit dans le confort, le goût des plaisirs, la vie facile de son milieu aristocrate.
Demeurant inconsolable d'avoir été témoin du meurtre de l'adversaire de son père, Serge, lors d'un duel, il décide de prendre l'habit bénédictin. À partir de ce moment, Romuald vit une vie exemplaire de moine remplie de solitude et d’austérité.


En 978, il décide de réformer l'ordre de Saint-Benoît et parcourut la France, l'Italie. Ce périple, ponctué de nombreux événements, l’amène à fonder en 1012 à Camaldoli, d'où le nom de Camaldules, un monastère d’un type nouveau où la vie commune alliant travail et offices bénédictins se conjuguaient avec l’érémitisme. Bien d'autres monastères camaldules verront le jour à travers l'Europe du vivant de Romuald et plus tard à travers le monde.

On retient son immense bonté à l'égard des pauvres, des méprisés de la vie et des animaux de toutes espèces qui venaient librement à lui. On se souvient aussi de cette phrase du saint qui s'écriait dans la joie de son cœur : « Ô cher Jésus, ô mon bien-aimé, mon doux miel, mon ineffable désir, douceur des saints, suavité des anges ! »

Il meurt au monastère de Val di Castro le 19 juin 1027. Il y eut tant de miracles sur sa tombe, où son corps était resté intact, qu’il fut canonisé. Son sarcophage est visible en l'église Saint-Romuald de Fabriano. L’église célèbre sa fête liturgique le 19 juin.

Pour en savoir plus sur la vie de Saint-Romuald, cliquer-ici.

 

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