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Saint-Jean-Chrysostome : un peu d’histoire...

Au début...

Bien avant la fondation de la paroisse, Saint-Jean-Chrysostome, alors appelé « Etchemin », est habité. Dès 1652, de nombreuses familles de colons viennent défricher et cultiver ses terres riches et généreuses. Au milieu du 18ième siècle et au cours du siècle suivant, de nouvelles concessions s’ouvrent. On leur donne des noms qui ont traversé le temps jusqu’à nous : Saint-Georges (qui deviendra Taniata), Pénin, Saint-Jean, Beaulieu et la Maringouinière.

On veut une paroisse...

Avant 1679 les habitants de cette contrée relèvent de la paroisse Notre-Dame de Québec. Mais à partir de cette date, la paroisse de Saint-Joseph de Lauzon est créée. Etchemin y est rattachée. Cependant, dès 1795, les habitants font la demande de l’érection d’une nouvelle paroisse, considérant la grande distance qui les sépare de Saint-Joseph de Lauzon. Le 28 novembre 1828, leur demande est enfin exaucée. Monseigneur Bernard-Claude Panet procède à l’érection canonique de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome. Nommée ainsi en l’honneur de Sir John Caldwell, Seigneur de la Seigneurie de Lauzon, Saint-Jean-Chrysostome devient la quatrième paroisse de cette seigneurie.

 

Un curé, une église, un village...

En 1830, on construit la première église-presbytère (sur le site du presbytère actuel) et en novembre, l’abbé François-Xavier Leduc devient le premier curé-résident. Le 12 mai 1835, Lord Aylmer donne sa reconnaissance civile à Saint-Jean-Chrysostome. En 1848, l’église actuelle est construite selon les plans de l’architecte Thomas Baillargé.

 

 

 

Un grand territoire donnant naissance à d’autres paroisses...

À cette époque, Saint-Jean-Chrysostome s’étend de la rivière Etchemin à la rivière Chaudière. Elle est délimitée au nord par le fleuve Saint-Laurent, et au sud par les terres qui forment aujourd’hui Saint-Henri. Avec le temps, Saint-Jean-Chrysostome verra son territoire morcelé par la création de nouvelles paroisses : En 1854 Saint-Romuald, en 1903 Charny et en 1909 Sainte-Hélène de Breakeyville.

 

Aujourd’hui...

Aujourd’hui, Saint-Jean Chrysostome est un important arrondissement de la nouvelle grande ville de Lévis. Jusqu’en 1970, ce n’est qu’un petit village d’à peu près 5000 habitants. Mais avec la construction du pont Pierre-Laporte, Saint-Jean-Chrysostome, maintenant avec quelques 19000 habitants, a quadruplé, en trente ans, sa population. Elle devient ainsi l’arrondissement urbain ayant le plus haut taux de natalité au Canada avec la moyenne d’âge la plus basse, soit 34 ans.

 

 

Jean Chrysostome ou Jean d’Antioche...

Le patron de notre paroisse, Jean Chrysostome, vécut de 349 à 407. Originaire d’Antioche, en Syrie, il y passe une jeunesse «désordonnée». Puis il devient moine et fait des études très poussées en théologie.

Grand écrivain, il écrit des commentaires sur tous les livres de la Bible en plus de nombreux autres écrits très variés. Il est un des rares Pères de l’Église dont nous sont parvenus la quasi-totalité des écrits. Excellent orateur, et pourvu du don de la Parole, on le surnomme «Bouche d’or» («khrisostomos» en grec).

En 397, il est nommé patriarche (en Occident, archevêque) de Constantinople. Témoin intrépide de l’Évangile, défenseur des pauvres et n’hésitant pas à réprimander les grands de ce monde, il s’attire les foudres de l’impératrice Eudoxie. Cela le mènera à un exil définitif vers Pithyos, sur la mer Noire en 407. Les conditions de voyage sont très difficiles pour un homme de cet âge et il mourra en chemin avant même d’arriver. Ses dernières paroles auraient été : « Gloire à Dieu en toutes choses ». L’Église célèbre sa fête liturgique le 13 septembre.

Pour en savoir plus sur la vie de Jean Chrysostome, cliquer ici.

 

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