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La Confirmation

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À l’âge de vivre le sacrement de la confirmation, à partir de la sixième année du primaire, nous pensons que le jeune devrait connaître sans problème le NOTRE PÈRE, le JE VOUS SALUE MARIE, faire correctement son SIGNE DE LA CROIX et aussi réciter clairement son JE CROIS EN DIEU que l’on dit chaque dimanche à la messe. Ce sont les prières et signe d’appartenance de base de notre foi catholique.

Si ce n’est pas fait, une catéchèse paroissiale pourra vous y aider avec votre jeune. Au minimum, ce devra être un apprentissage réalisé avant le sacrement de confirmation.

Le parcours offert laisse beaucoup d’espace et de responsabilité aux parents et aux enfants. Cela ne veut pas dire que c’est une démarche à rabais. Bien au contraire. C’est plutôt la mesure de l’importance que vous donnez à ce sacrement.
Les familles qui s’y engagent avec sérieux vivront une expérience enrichissante et feront des découvertes agréables. La démarche est d’environ treize semaines, ce qui donne le temps, sur une saison, l’automne ou l’hiver par exemple, de vivre le sacrement.

  • Il y a de l’espace pour les rencontres de groupe : discernement, catéchèse de mise en route, retour sur l’engagement et l’expérience vécus…
  • Il y a du temps pour le projet d’engagement que le jeune devra élaborer et réaliser.
  • Il y a du temps pour une expérience particulière de groupe à la Villa des jeunes à Cap-Rouge, un centre d’éducation de la foi de la jeunesse.
  • Il y a du temps pour se mettre à jour dans les apprentissages fondamentaux de la vie chrétienne : connaître le NOTRE PÈRE, le JE VOUS SALUE MARIE, faire correctement son SIGNE DE LA CROIX et aussi réciter clairement son JE CROIS EN DIEU.

Des départs pour la démarche du sacrement de Confirmation sont prévus à l’automne, dès le début septembre et en janvier de chaque année. L’exigence pour s’y inscrire est que le premier sacrement du Pardon soit déjà fait ainsi que la première des communions.

 

Modèle de la démarche Confirmation

Semaine 1 -> Rencontre parents & jeunes pour information et discernement
Semaine 2 -> Inscription
Semaine 3
Semaine 4
Semaine 5
Semaine 6
Semaine 7
Semaine 8
Semaine 9
-> Catéchèse 1 - « Le bon Samaritain » (parents et jeunes)
Semaines 4 à 9 : projet d’engagement du jeune

Catéchèse 2 - « Jésus présent dans mon prochain » (parents et jeunes)
Expérience de groupe à la Villa des Jeunes (jeunes seulement)
Semaine 10 -> Catéchèse 3 - « La Pentecôte » (parents et jeunes)
Semaine 11
Semaine 12
-> Présentation des confirmands à la communauté chrétienne lors des messes dominicales
Préparation à la célébration (parents et jeunes)
Semaine 13 -> Célébration



Pour de plus amples informations sur les démarches de Confirmation, veuillez joindre le Père Eugène Côté ou Michel Mondou, séminariste stagiaire au 839-8264.

 

Histoire du sacrement de confirmation

Il y a deux traditions liées au sacrement de confirmation. En Orient, chez les orthodoxes, ce sacrement est donné en même temps que le baptême. Chez les catholiques, le sacrement de confirmation a été séparé du baptême au Xe siècle. Le premier rituel du sacrement de confirmation date de 217. Ce sacrement, alors célébré en même temps que le baptême, est considéré comme la circoncision chez les Juifs, soit un signe d’appartenance. Il officialise l’appartenance à l’Église. Plus tard la confirmation est davantage mise en lien avec l’Esprit Saint et cela va aller en s’accroissant. Les conversions se multiplient, on procède de plus en plus au baptême des petits enfants. Les évêques ne suffisent plus à la tâche. Les prêtres peuvent célébrer les baptêmes mais la confirmation est réservée aux évêques.

La confirmation est le dernier des sacrements de l’initiation chrétienne. Le Catéchisme de l’Église, à la suite du Concile, affirme que par ce sacrement « le lien des baptisés avec l’Église est rendu plus parfait, ils sont enrichis d’une force spéciale, l’Esprit Saint ».

Anselm Grün écrit « qu’aucun sacrement ne laisse aujourd’hui chez les croyants autant de perplexité et de malaise que la confirmation. » Plusieurs formules de préparation des jeunes à ce sacrement ont été expérimentées. L’âge de réception de la confirmation a même changé sans que le malaise disparaisse. Il n’en demeure pas moins que ce sacrement qui autrefois revêtait beaucoup de solennité est encore d’actualité et il peut être considéré comme étant un rite de passage au sein de la vie spirituelle et de l’appartenance à l’Église.

 

Sens et signification du sacrement de confirmation

Le mot « confirmation » vient du latin firmare, « fortifier, renforcer, rendre apte, redresser, donner de l’endurance, affermir. » Anselm Grün continue : « La confirmation voudrait fortifier le jeune dans sa foi et lui transmettre, par le Saint-Esprit, la ténacité qui lui permettra d’apprendre à être lui-même dans l’existence, à savoir ce qu’il veut et v ivre du souffle de l’Esprit Saint dans un monde sans âme. Par la confirmation, nous sommes fortifiés dans notre nouvelle existence, pour ne pas nous laisser conduire par l’esprit de ce monde, mais par l’Esprit de Dieu.

Le sacrement de confirmation est maintenant donné aux jeunes à un âge où ils entrent dans l’autonomie de leur foi. Le don spécial de l’Esprit doit procurer à la personne la grâce et le courage de devenir adulte, de prendre sa vie en main. Anselm Grün affirme que « dans le sacrement de confirmation, le jeune reçoit le Saint-Esprit, afin de remplir sa mission dans le monde et dans l’Église. L’Esprit donne au confirmé la capacité d’adopter un comportement neuf et de développer de nouveaux talents. » Cette assistance de l’Esprit est bienvenue au début de l’âge adulte au moment où plusieurs jeunes hésitent à jouer un rôle dans la société. La tentation est grande de demeurer des éternels adolescents.

Dans le but de venir en aide à la personne sur la route de la vie, la spiritualité chrétienne a beaucoup insisté sur les sept dons du Saint-Esprit. L’Église s’est inspirée du livre d’Isaïe chapitre 11,2-3. Le don d’intelligence est donné pour comprendre le dessein de Dieu et celui de la sagesse pour discerner comment vivre en fonction de ce dessein. L’Esprit de conseil nous est procuré pour nous aider à décider comment vivre et celui de force pour avoir le courage de le faire.

Le don de science vient pour nous permettre de découvrir le vrai Dieu et celui de crainte du Seigneur pour nous amener à respecter notre alliance avec Dieu. Finalement, le don de piété pour déposer en nous un esprit de prière et d’adoration.

 

Le rituel de la Confirmation

La profession de foi
Le rituel du sacrement de confirmation s’ouvre par la profession de foi. Ceux et celles qui vont recevoir le sacrement, renouvellent et expriment leur foi en Jésus Christ. Cette entrée en matière indique aussi que le jeune désire recevoir le sacrement. Il affirme ainsi que la confirmation s’inscrit dans la démarche chrétienne qui a débuté le jour de son baptême. Il s’engage à ce que ce chemin trouve son achèvement dans une perspective de croissance humaine et spirituelle. Il s’engage à ce que ce chemin trouve son achèvement dans une perspective de croissance humaine et spirituelle.

L’imposition des mains
L’évêque et les prêtres étendent les mains au-dessus de tous et ils demandent au Saint-Esprit de descendre sur les confirmands. Ce geste signifie que Dieu étend sa main protectrice sur les jeunes et qu’il veut les accompagner sur leur chemin. Anselm Grün indique que ce rite est aussi un geste d’appartenance. « Tu m’appartiens », dit Dieu par ce geste.

Onction et imposition des mains
Nous sommes ici au cœur du sacrement de confirmation. Le pape Paul VI en a précisé en 1971 le rituel : « Le sacrement de confirmation est conféré par l’onction du saint chrême, faite en imposant les mains, et par ces paroles : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ».

L’onction et l’imposition des mains sont des gestes bibliques. Par l’imposition des mains chacun « reçoit la force dont il a besoin pour être maître de sa vie et pour porter témoignage à sa façon pour la vie, pour le Christ, le Prince de la vie ».

L’onction avec le saint chrême indique que la puissance divine pénètre celui ou celle qui est oint. Par cette puissance qui lui est conférée, le confirmand appartient à Dieu. Cette onction lui est donnée afin de le rendre fort le soutenir tout au long du combat de la fin.

Le saint chrême est une huile mélangée de baume fait à partir de résine de plantes odorantes. « Le chrême est un mot qui renvoie au Christ. Le chrême doit transmettre le parfum de l’amour pour le Christ, emplir les jeunes de la bonne odeur du Christ, les imprégner de l’arôme de son amour. »

Le signe de paix
Après l’onction, l’évêque donne un signe de paix au jeune confirmé. Il reçoit ce signe en tant que membre de l’Église à part entière. Il montre que le confirmand est en communion avec l’évêque et ses frères et sœurs dans la foi. Autrefois, c’est ici qu’intervenait « la petite tape sur la joue ». Ce geste signifiait qu’il venait de recevoir la force du Saint-Esprit et qu’il ne devait plus rougir de sa foi. Ce signe a été supprimé au Concile parce qu’on lui donnait une multitude de significations.


Parrain et marraine
Leur présence est requise à travers la main posée sur l’épaule au moment ou l’évêque fait l’onction sur le confirmand. Ce signe montre que le jeune peut compter sur le soutien de personnes qui sont proches de lui. Anselm Grün indique que l’épaule est un centre d’énergie. La main posée sur l’épaule veut dire : « tu es fort, sois sûr de toi ! Va ton chemin ! » Ainsi le jeune croyant est prêt à s’engager sur la route de la vie en comptant sur l’assistance de l’Esprit et la présence de compagnons de route.

Source :
Martineau Jérôme, la revue « Croire », mai 2006, pages 26-27.

 

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