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Patrimoine des églises Saint-Jean-Chrysostome et
de Saint-Romuald

Depuis les débuts des paroisses de Saint-Jean et de Saint-Romuald, des biens précieux ont été transmis de génération en génération. C’est le patrimoine. Il est comme une tradition parlante et une leçon de vie pour les fidèles. Ce patrimoine religieux constitue une richesse culturelle et historique unique. Il reflète à la fois nos croyances, notre culture et notre goût artistique. Il s’offre à nous comme un chemin pour colorer et inspirer nos vies.

Chaque lieu de culte a sa personnalité. Nos églises sont comme des êtres vivants avec leur propre personnalité. Découvrons ce qui est propre à chacune.

 

Visite de l’Église Saint-Jean-Chrysostome

C’est en 1848 que fut commencée la construction de l’église actuelle. Ouverte au culte deux ans plus tard, elle est l’une des nombreuses églises de l’époque érigée selon les plans de Thomas Baillargé, premier architecte francophone du Bas Canada.

Son modèle d’église a la forme d’une croix, avec ses deux bras appelés transepts. L’intérieur n’a pas besoin de colonnes, sauf les piliers pour supporter le clocher, ce qui donne une vue dégagée pour les fidèles. Les murs de l’église Saint-Jean sont en grosses pierres taillées. La façade offre une allure de solidité. Les côtés sont percés de grandes fenêtres qui permettent un éclairage remarquable à l’intérieur. Du côté droit, remarquons le beau portail du cimetière portant l’inscription inspirante: J’ai cru, je vois.

 

Histoire du clocher

Le clocher d’origine était plus élevé. En 1914, la partie supérieure a besoin de réparations. Au moment où M. Octave St-Hilaire va faire l’inspection des travaux à réaliser, le clocher s’écroule l’entraînant dans la mort. L’année suivante, on refait le clocher actuel en supprimant l’étage à huit colonnes, appelé lanternon, qui était au-dessus de la section des cloches.

 

Des cloches qui nous parlent

Les cloches d’origine furent remplacées le 21 novembre 1926. Elles proviennent des entreprises Bollé de France. Avant les moyens de communication modernes, les cloches étaient des messagères pour annoncer les événements heureux comme les baptêmes et mariages, pour pleurer les morts, inviter les gens aux messes dominicales et aussi, par l’Angélus matin midi et soir, rappeler ce moment important où l’ange de Dieu a annoncé la venue de Jésus le Messie. Les cloches de chaque église ont leur personnalité. C’est pourquoi on les baptise en leur donnant comme noms ceux de personnes importantes de l’époque et du milieu. Une mission est aussi inscrite sur leur flanc de bronze.

À Saint-Jean, le plus grosse cloche pèse 1800 livres. Elle donne le son de Fa dièse et porte les noms de Pie, en l’honneur de Pie XI, pape de l’époque, Alfred et Grégoire. Sur son flanc on y trouve les effigies du Christ en croix et de saint Jean-Baptiste. Et elle porte comme message: Je loue le Seigneur.

La cloche moyenne pèse 1300 livres et sonne le Sol dièse. Ses noms sont Auguste, Napoléon et Joseph. En plus de la représentation de Jésus, elle porte aussi celle de saint Joseph, saint Jean et de l’Ange gardien. Son message est : J’appelle à la prière.

La plus petite qui donne la note la dièse pèse 900 livres. Elle porte les noms de Anne, Marie et Thérèse avec les médaillons de Jésus, de Marie, sainte Anne et sainte Thérèse. Elle nous dit : Je prie pour les morts.

Pour leur bénédiction solennelle par l’archevêque de Québec, Raymond-Marie Rouleau, elles furent placées dans le choeur de l’église avant d’aller remplir leur fonction au clocher.

 

Visite de l’intérieur de l’église

Toute la décoration intérieure a été faite en bois, d’après les plans de Thomas Fournier, élève de Thomas Baillargé. Elle fut réalisée à partir de 1850 par les entrepreneurs St-Michel et Patry.

 

Autel bien en évidence

En 1855, le maître-autel, copie de celui de la cathédrale de Québec fut mis en place par le sculpteur Léandre Parent. Il reproduit les grandes lignes de la basilique St-Pierre de Rome. Au centre du maître-autel se trouve le tabernacle, lieu où sont conservés les restes du pain consacré lors de chaque messe. Au dessus de la porte on remarque une sculpture de Jésus le Bon Pasteur portant une brebis sur ses épaules. Cette pièce peut pivoter sur elle-même. Elle présente alors un miroir destiné à mettre en relief l’ostensoir avec ses rayons de métal pour présenter le pain eucharistique à l’adoration des fidèles.

 

Décoration du choeur

Pour souligner l’importance de Jésus dans l’Eucharistie, les murs du choeur sont plus décorés que ceux de la nef. On y voit six sculptures appelées trophées parce qu’elles représentent un ensemble d’objets utilisés pour les célébrations liturgiques: lanterne, clefs, chandelier, bénitier, instruments de musique, encensoir, croix, missel, étole, mitre, bâton pastoral... Sous ces six sculptures murales se trouvent de magnifiques pots remplis de fleurs, le tout sculpté sur bois. Des traits de dorures rehaussent l’ensemble.

 

Aménagement plus récent

La réforme liturgique qui a suivi le Concile Vatican II a mis en valeur la place de deux tables. Le lieu de la parole et le lieu de l’eucharistie. Il y aussi le lieu de la présidence pour le prêtre et ses assistants. Au temps pascal on y voit le cierge de Pâques qui rappelle la résurrection de Jésus. Puis on le place près de la fontaine baptismale. Près de l’autel se trouve la croix de procession avec la représentation du Christ ressuscité.

 

Agneau remarquable

Derrière le maître-autel, deux très belles colonnes supportent un arc triomphal. Au sommet, on y voit un agneau couché dur le livre des Écritures. Cette représentation symbolique du Christ qui donne sa vie est remarquable par sa dimension. Elle est entourée d’une nuée appelée gloire avec ses rayons qui la mettent en évidence.

 

Tableaux de Plamondon

Au dessus du maître-autel se trouve un tableau signé : A. Plamondon, 1859. Cette représentation de la résurrection de Jésus est l’une des copies de l’original réalisée par Challes. Deux autres tableaux attribués à Antoine Plamondon surplombent les autels latéraux. Celui du côté sud représente la Vierge Marie les mains tendues. Sous ses pieds la partie éclairée du globe terrestre nous fait voir un croissant. Du côté nord, nous voyons saint François Xavier, premier missionnaire des temps modernes annonçant la Bonne Nouvelle aux peuples d’Asie.

 

Les quatre évangélistes

     

Lors de la restauration de l’église ne 1939, on ajouta six autres peintures en médaillons, oeuvre des peintres Marcoux de Québec. Celles des la nef représentent les quatre évangélistes avec leur symbole ailé respectif. Sur le côté nord il y a saint Matthieu accompagné d’un visage humain, saint Marc avec un lion. De l’autre côté se trouvent saint Luc avec le taureau et saint Jean avec un aigle. Les deux autres médaillons se trouvent au haut des transepts et présentent au nord la fuite en Égypte et au sud la mort de saint Joseph.

 

Une chaire de vérité pour se faire entendre



À la partie avant de la nef, nous voyons de part et d’autre deux aménagements qui étaient très importants autrefois. Du côté nord, il y a la chaire, lieu indispensable pour se faire entendre de tous les fidèles avant l’avènement des systèmes d’amplification. Elle est en trois parties. D’abord, l’escalier d’accès, puis le lieu de la parole appelé cuve, orné de guirlandes et de roses. Sur le côté, une sculpture modeste nous présente les tables de la loi alors que la façade représente le Christ aux outrages en rappel de la passion de Jésus. Son volume et sa dorure la mettent en évidence. La partie supérieure est appelée avec raison abat-voix. Elle est surmontée d’une croix dominant le monde. Sous la chaire, une sainte icône venue de Roumanie et représentant Jean Chrysostome, a été placée en 2005.

 

Le banc d’oeuvre

Du côté sud se trouve le banc d’oeuvre, endroit où les marguilliers prenaient place. Ces laïcs étaient élus pour assurer la responsabilité matérielle des biens et de l’oeuvre de la fabrique. La mise en valeur du banc montre l’importance de cette fonction. Le dossier est une belle pièce d’architecture. Il met en évidence un médaillon sculpté en bas-relief représentant le patron du lieu : saint Jean-Chrysostome. Le tout est surmonté d’un dais couronné d’une urne flamboyante et autres décorations.

 

Un baptistère remarquable

À l’époque de la construction de l’église Saint-Jean, le lieu du baptême se trouvait à l’entrée de l’Église. Par la suite, pour faire place aux confessionnaux, celui de Saint-Jean fut déplacé au transept nord. En 1978, une fontaine baptismale a été placée au centre de ce transept. Sur le mur se trouve une sculpture dorée remarquable de Léandre Parent représentant le baptême de Jésus par Jean-Baptiste. Et de chaque côté se trouve un serpent en mouvement mordant une pomme, fruit symbolique dont parle la Bible sans l’identifier. Surplombant l’ensemble se trouve une représentation de l’Esprit Saint sous la forme d’une colombe, comme nous le rapporte l’Évangile.

 

Place Ă  la musique

Le transept sud de l’église a été aménagé en 1996 pour y placer un orgue mécanique Casavant. Cet instrument conçu en 1900 et modifié en 1915 provient de la chapelle des Franciscaines missionnaires de Marie de la Grande-Allée à Québec. Une plaque apposée au mur rappelle cette acquisition.

 

Des saints protecteurs

Dans nos églises, nous trouvons des reproductions de certains saints. La préséance est donnée au patron du lieu, donc à saint Jean Chrysostome. Puisqu’il existe des représentations anciennes de ce saint, une sculpture a été réalisée par le sculpteur Pelletier aux ateliers Myriam de St-Jean-Port-Joli et a été installé en 2004. Du même côté on reconnaît avec son épée l’un des piliers de l’Église, l’apôtre Paul. Au sud, son pendant est Pierre à qui Jésus a remis les clefs de son Église. Une représentation de Thérèse de Lisieux, proclamée sainte en 1925, complète cet ensemble.

 

Un dernier coup d’oeil

Un coup d’oeil à la voûte avec son grand luminaire nous fait voir des décorations. Au milieu d’une succession de rosaces nous voyons deux monogrammes : celui du Christ : IHS qui veut dire Jésus sauveur de l’humanité. L’autre est celui de Marie : AM : Ave Maria. Deux autres sculptures attirent l’attention. L’une au dessus du choeur avec une colombe qui rappelle l’Esprit Saint. À la jonction du transept, entouré de quatre angelots un triangle représente la Trinité. Il est marqué du nom de Dieu en hébreu.

Les bancs actuels ainsi que les confessionnaux ont été fabriqués aux ateliers de Ferland et frère, une entreprise de Saint-Jean, en 1939. On a conservé les côtés des bancs d’origine pour réaliser la boiserie tout autour de la nef de l’église.

Comme le dit le diacre Jean-Claude Filteau qui a fait la présentation de l’église Saint-Jean dans le livre souvenir : Mon village a 150 ans, (publié en 1978) à la page 138 : Posséder comme nous un temple paroissial qui a une telle valeur artistique et historique, c’est pouvoir prendre conscience de l’enracinement de notre foi dans celle de nos ancêtres... Nous aurions tort de ne voir en notre église qu’un monument du passé, elle est aussi le chant de notre espérance... Nous la léguons à ceux qui viendront afin qu’ils y trouvent la même raison d’espérer qui nous a fait vivre et pour que, se souvenant de ceux qui leur ont annoncé la Bonne Nouvelle, ils fassent aussi mémoire de nos noms.

 

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Visite de l’église de Saint-Romuald

L’église de Saint-Romuald a une personnalité unique. C’est ce que nous pouvons lire sur une plaque apposée su côté gauche à l’extérieur du bâtiment en 2004 par le ministère de la culture et des communication pour la déclarer monument historique :

De style néoclassique, cette église a été construite de 1855-56 selon les plans de Charles Baillargé. Elle se distingue par sa façade dotée d’une tour centrale supportant le clocher flanqué d’ailerons qui masquent la pente du toit.
Son décor intérieur peint a été réalisé en 1868-69 par les artisans allemands Wilhelm Lamprecht, Louis Lang et un dénommé Thien. (Vladislav)
À la fois éducatif et édifiant, il diffère grandement sur le plan iconographique des représentations ayant cours jusqu’alors dans la peinture religieuse québécoise.
C’est l’un des premiers décors peints dans une église au Québec.

 

Façade clocher et carillon

Au centre de la façade se trouve la statue du patron de l’église : saint Romuald. De part et d’autre, nous voyons saint Pierre et saint Paul.

Le clocher s’élève à une hauteur de 190 pieds. Un premier carillon de quatre cloches y fut installé en 1873, remplacé par un autre quarante ans plus tard. En 1924, deux cloches étaient fêlées et les deux autres étaient affaiblies. Un carillon commandé à la Maison Paccard de France, occupe présentement la place. La plus grosse cloche sonne la notre RÉ et pèse 3500 livres. Près d’elle celle qui sonne le MI a un poids de 2310 livres. La troisième de 1672 livres a la note FA dièse, et la plus petite de 1012 livres sonne le LA pour annoncer harmonieusement ensemble les événements paroissiaux.

 

Belles trouvailles du curé Sax

En 1868, le curé Sax, grand connaisseur d’art, cherche des décorateurs pour l’intérieur de l’église. Des Bénédictins de New-York lui suggèrent des artistes venus de Munich en Bavière. Leurs talents s’harmoniseront avec ceux des artisans locaux pour donner à ce temple paroissial une valeur patrimoniale particulière.

 

Exprimer la grandeur de Dieu

À l’avant de l’église, le regard se porte sur les autels. Ils ont été réalisés en 1874 par Louis St-Hilaire de l’atelier de Ferdinand Villeneuve, grand spécialiste de la dorure, d’après les plans de l’architecte décorateur Schneider de Munich. Chaque autel veut mettre une personne en valeur. Du côté droit, saint Joseph, à gauche Marie, et au centre, la plus importante, Jésus. L’accent est mis sur la majesté de Dieu qui nous accueille en sa demeure. Le Christ est représenté à plusieurs niveaux à la partie centrale du choeur. D’abord sur l’autel, lieu de la présence eucharistique, avec une sculpture en couleur du Bon Pasteur entouré d’anges.

Au dessus, une grande toile de Lamprecht présente Jésus au moment où il donne sa vie sur la croix. L’artiste a évoqué son regard d’une façon saisissante. Plus haut, en compagnie des anges, nous retrouvons Jésus, vainqueur de la mort, qui siège en majesté, portant le globe terrestre surmonté d’une croix.

Enfin, dans la voûte une fresque de Louis Lang représente le Christ en gloire avec plusieurs personnages : Abraham, Isaac, Melchisédech, Marie, Jean-Baptiste ainsi que Saint Romuald accompagné de quelques religieux. Une inscription en latin rappelle les paroles de la fonction sacerdotale : Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech.

Sur les murs, deux tableaux de Lamprecht complètent l’évocation de Jésus: sa naissance et sa résurrection. Le même artiste a évoqué d’autres scènes de la vie de Jésus par huit fresques remarquables réalisées directement sur le plâtre des murs de la nef.

 

Jésus entouré de nombreux personnages

Les origines des anglophones et francophones de la paroisse sont soulignées au maître-autel par les statues de saint Patrick et de saint Denis. Cet ensemble est complété par deux vitraux et huit statues en bois de buis sculptées à Munich par Rüdmiller, disposées autour du choeur comme témoins vivants de Jésus. Les liens de la famille de Jésus sont exprimés aux deux autels latéraux. D’un côté il y a Marie entourée de ses parents Joachim et Anne. Dans la voûte, un tableau de l’Assomption. De l’autre côté, Joseph est entouré des apôtres Pierre et Paul. Au-dessus, un tableau représente la mort de saint Joseph.

 

Une voûte illustrée

Pour honorer le patron du lieu, l’artiste Lang a représenté la vie de saint Romuald en huit tableaux qui se lisent de l’arrière à l’avant de la voûte centrale. De chaque côté, seize médaillons signés Thien présentent les figures principales des débuts du christianisme avec les apôtres Pierre et Paul, les quatre évangélistes, puis cinq docteurs de l’Église d’Orient et cinq de l’Église d’Occident.

Les quatorze stations du chemin de la croix avec leur bel encadrement sont signées L. Beau, Paris. Selon la coutume de l’époque, ils portent les noms des donateurs.

 

Plaques souvenirs à l’entrée de l’église

Divers souvenirs sont évoqués aux entrées de l’église. Une grande plaque de marbre avec un long texte en latin présente la vie du premier curé Thélesphore Sax décédé à 59 ans. Le séjour des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame à Saint-Romuald de 1873 à 2001 est rappelé par une sculpture de la fondatrice sainte Marguerite Bourgeois et deux jeunes. Un tableau de Notre-Dame du Bon Conseil mentionne les cent ans de présence des Cisterciennes dans la paroisse. À l’entrée gauche, une inscription rappelle que 77 jeunes de Saint-Romuald ont participé à la guerre de 1914-18. On y lit qu’il y eut un mort, Aug. Morency, 7 blessés et 4 décorés.

 

Rappel de la première chute du Pont de Québec

Enfin, sur un tableau nous lisons: Priez pour les 76 victimes de l’accident du 29 août 1907 au pont de Québec. Une liste présente les noms des victimes, leur âge et leur nationalité: 33 indiens, 17 américains et 26 canadiens.

 

Sculptures remarquables

Au début des années 1900, comme pour compléter ce catéchisme parlant, les artisans locaux ont mis leur talent à contribution. L’un d’entre eux, Lauréat Vallière, né à New Liverpool, avait des talents exceptionnels. À l’arrière de l’église, il sculpta en 1915, un Christ en croix grandeur nature très évocateur. De l’autre côté il a réalisé en 1933 un groupe vivant de trois personnages représentant le père Jean de Brébeuf parlant de Jésus à deux jeunes autochtones. On lui doit aussi la statue du Sacré-Coeur placée près de l’autel de saint Joseph. Elle fut peinte par sa fille Auréat.

À l’entrée du choeur, le même sculpteur manifesta ses talents en représentant en médaillon les bustes des douze apôtres. Wellie Hallé et Arthur Bernier qui travaillaient avec lui pour Ferdinand Villeneuve et Joseph St-Hilaire complétèrent l’ébénisterie de ces représentations.

 

Fontaine baptismale



En 1933, Lauréat Vallière a réalisé l’ensemble remarquable de la fontaine baptismale. Elle est supportée par les quatre évangélistes, et au sommet de ce meuble en noyer se trouve Jésus agenouillé pour recevoir le baptême des mains de Jean-Baptiste.

 

Balustrade

En 1947, Georges Trudelle professeur de dessin industriel et en architecture entreprit de remplacer la balustrade, lieu où, à l’époque, les fidèles venaient recevoir la communion à genoux.
Huit panneaux portant sur les sacrifices et l’Eucharistie, ont été sculptés par son fils Henri d’après des dessins de l’architecte dom Bellot, de Saint-Benoît-du-Lac. Le tout est complété par une série d’élégantes sculptures décoratives. Paul Trudelle a aussi contribué à assembler cette oeuvre d’art.

 

Un chef-d’œuvre



Terminons par le chef-d’oeuvre que Vallière a sculpté avec finesse et élégance en 1909 alors qu’il n’avait que 21 ans. C’est la chaire qui servait de lieu de la proclamation de la parole. Le dessin a été fait par Joseph St-Hilaire, constructeur d’églises. Joseph Lacroix a réalisé l’escalier. Octave St-Hilaire, frère de Joseph, a complété cette réalisation en noyer tendre et en cerisier rouge par ses talents de doreur.

 

Le mystérieux ange à la trompette



Cet ensemble pouvait dignement recevoir l’ange du jugement dernier. Cette sculpture unique en noyer, oeuvre d’un artiste non identifié, a été complètement recouverte d’or. Elle provient de l’Hôpital Général, probablement arrivée de France vers 1673 avec d’autres ouvres d’art. Elle est la plus ancienne du genre qui nous soit parvenue de l’époque de la Nouvelle-France. En 1892, les Hospitalières l’avaient donnée à l’église St-Zacharie qui l’a offerte à la fabrique de St-Romuald par la suite. Sa valeur patrimoniale inestimable lui a valu l’honneur d’un timbre de Noël en 1997. Cette représentation termine avec éloquence la visite de l’église en rappelant le symbole de cette figure: Par son ange, Dieu veut rassembler tous ses fidèles pour la grande fête de l’éternité.

 

Notes finales avec le Grand Orgue

L’église possède un orgue de capacités remarquables. Sorti des Ateliers Mitchell de Montréal en 1865, il a connu une restauration en 1918 par la Maison Casavant. Cet instrument de 32 jeux à deux claviers assure des réalisations de qualité dans ce temple de bonnes résonances acoustiques.

 

Patrimoine précieux

L’église de Saint-Romuald possède une grande valeur patrimoniale. D’abord par l’ensemble de son aménagement unique. De plus, l’aménagement de ce temple a suscité et éveillé de nombreux talents dont les réalisations ont rayonné au Québec et outre-frontière. Enfin, elle possède aussi de beaux ensembles de vêtements liturgiques et tous les accessoires qui ont permis d’exprimer et de vivre la foi chrétienne au fil des générations.

 

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